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SAN
FERMÍN: LA GRANDE FÊTE |
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Le 7 juillet, Pampelune vibrera avec la procession de San
Fermín et le Jour de l’Enfant, avec les enfants qui apportent des fleurs
au saint. San Fermín baigne Pampelune. Les journées sont belles et
animées, pleines de lumière. Les terrasses sont en effervescence. Les
cabochards, les géants, les "zaldikos" et les "kilikis"
font l’émerveillement des plus petits. Les spectacles de jotas (danse traditionnelle), les danses, la salsa, les peintres,
les vendeurs et les mimes s’emparent de la rue. Vers
cinq heures, la corrida commence. Des amateurs de corridas, qui veulent voir
les meilleurs toreros et les meilleurs écuries, s’y présentent. Mais on
y voit également des groupes de jeunes, avec des serviettes, des bonnets,
des seaux de sangria et des goûters complets, qu’ils mangeront au troisième
taureau. Pour eux, peu importe ce qui se passe dans l’arène. A
11 heures du soir, c’est la magie des feux d’artifice qui commence. Ils
sont tirés depuis la Citadelle. Après quoi, la noce est assurée. Tous vêtus
de blanc et du petit foulard rouge, musique de bal entraînante, des gens de
tous les pays, avec de folles envies de s’amuser, des bars ouverts sans
fin,... Une ambiance incroyable! Mais tout prend fin le 14 juillet sur la plaza del Ayuntamiento avec deux chansons. L’une, triste, qui dit “Pauvre de moi, pauvre de moi ,les fêtes de San Fermín sont finies” et l’autre, gaie, qui fait danser tout le monde: “il ne manque plus beaucoup, il ne manque plus beaucoup, d’ici à San Fermín”. |
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L'ENCIERRO |
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| Il ne manque plus que quelques minutes avant 8 heures du matin. Dans la Cuesta de Santo Domingo, journal en main, les garçons regardent l’image du saint. Ils lui chantent trois fois “A San Fermín, nous demandons, car il est notre patron, de nous guider dans l’encierro, en nous donnant sa bénédiction”. |
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Les taureaux se jètent, avec force et puissance, dans un
parcours clôturé de 848 mètres: Plaza Consistorial, Mercaderes, Estafeta.
Ces taureaux oscillent autour de la demi-tonne, ont des cornes acérées et
possèdent une puissance sous leur figure seigneuriale. Une autre fusée
signale que tous les taureaux sont sortis du parc. Cernés par les coureurs, les animaux avancent. Certains dérapent,
d’autres donnent des coups de tête en direction des trottoirs. Les garçons
courent, sautent sur leurs camarades ou sur les taureaux qui sont à terre.
Si un taureau se retourne, ils se mettent en quatre pour lui faire reprendre
la bonne direction. Si tout va
bien, ils arrivent dans l’arène au bout de trois minutes, et une autre
fusée retentit lorsque le dernier taureau est entré. Ils les entraînent
dans les torils. La fusée finale retentit, et la Navarre respire à nouveau.
Des milliers de navarrais, amateurs de l’encierro, se déplacent
pour le voir in situ, ou, où qu’ils soient, se lèvent pour le voir à la
télévision. Ils suivent avec passion l’émouvant encierro qui répond à
une coutume médiévale, lorsque les éleveurs menaient les taureaux à
travers les montagnes pour les corridas. A l’aube du matin de la corrida,
avec l’aide des bergers, des bœufs conducteurs et des sonnaillers, ils
menaient les taureaux à travers les rues jusqu’à la Place qui faisait
office d’arènes. Dès le XIXº siècle, les habitants de Pampelune
commercèrent à courir devant les bêtes, créant ainsi un rite qui a survécu
jusqu’à nos jours. Les bons coureurs arrivent en pleine forme, s’entraînent, et savent comment s’y prendre. Le plus grand danger n’est pas le taureau, mais les nombreux imprudents qui prétendent courir sous les effets de l’alcool. Beaucoup d’entre eux n’ont jamais vu un taureau de leur vie. Au cours de l’histoire, on compte déjà treize morts dans l’encierro et plus de 200 blessés par des cornes de taureau. Alors faites attention, et si vous n’êtes pas un coureur expert, restez derrière la clôture ou regardez le spectacle à la télévision. |
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